Les mouvements de terrain regroupent l’ensemble des déplacements du sol pouvant affecter la stabilité d’une construction, qu’il s’agisse de tassements différentiels, de glissements ou d’affaissements.
Les mouvements de terrain font référence aux déplacements et déformations naturels ou induits qui se produisent dans le sous-sol de la Terre. Ces mouvements peuvent avoir des impacts significatifs sur divers projets d’ingénierie et infrastructures, rendant leur compréhension cruciale en géotechnique. Les causes des mouvements du sol sont diverses, incluant des processus géologiques tels que l’érosion, les glissements de terrain et les activités sismiques, ainsi que des activités humaines telles que l’excavation et la construction. De plus, les variations des propriétés du sol, telles que la composition et la teneur en humidité, peuvent également contribuer aux mouvements du sol
Comprendre ces mouvements est essentiel pour évaluer les risques liés à l’instabilité du sol et concevoir des mesures d’atténuation efficaces pour assurer la sécurité et la stabilité des structures. Ce sous-thème vise à fournir un aperçu des mouvements géotechniques du sol, de leurs causes, effets, techniques de surveillance et stratégies d’atténuation employées dans les pratiques de la géotechnique.
Ces phénomènes comprennent diverses manifestations, lentes ou rapides, en fonction des mécanismes initiateurs, des matériaux considérés et de leur structure :
Les mouvements lents : qui déforment progressivement le sol et finissent par endommager les constructions ;
- Affaissements : Descendre ou s’affaisser lentement en raison de divers facteurs tels que l’extraction de ressources souterraines.
- Tassements : Compression du sol, souvent due à des charges supplémentaires sur la surface, conduisant à une diminution du volume.
- Glissements : Déplacement lent de grandes masses de sol le long d’une surface inclinée, souvent déclenché par des changements dans la stabilité du sol.
- Solifluxion : Mouvement lent de la couche supérieure du sol saturée d’eau, généralement sur des pentes douces ou gelées.
- Fluage : Déformation progressive du sol sous l’effet d’une contrainte constante, comme cela se produit dans les zones de pergélisol.
- Retrait-gonflement : Expansion et contraction du sol en réponse aux variations de la teneur en eau, commun dans les sols argileux.
- Fauchage : Mouvement rotatif du sol le long d’une surface de rupture, souvent observé sur des pentes convexes.
Les mouvements rapides qui peuvent mettre en danger les personnes et occasionner des dégâts matériels importants.
- Effondrements : Chutes soudaines de terrain dans des cavités souterraines, souvent causées par des processus tels que la dissolution du sol ou des grottes.
- Chutes de pierres et de blocs : Des roches qui se détachent brusquement d’une pente raide ou d’une falaise.
- Éboulements : Mouvement rapide de débris rocheux ou de sol le long d’une pente, généralement déclenché par des forces externes.
- Coulées boueuses : Déplacement rapide d’un mélange d’eau, de boue et de débris sur une pente, souvent provoqué par des pluies intenses.
Mouvements de terrain : Partage de responsabilité
La responsabilité première incombe aux communes, mais les particuliers peuvent être tenus de financer les travaux de protection s’ils sont les propriétaires des terrains concernés. L’intervention de l’État peut également être requise dans certaines circonstances. La priorité est souvent donnée à des mesures préventives lorsque les coûts des travaux de protection sont prohibitifs.
- Responsabilité des communes : Selon l’article L.2212-2-5e du Code général des collectivités territoriales, les communes ont la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage des travaux de protection lorsque ces travaux visent à protéger des intérêts collectifs. Cependant, cette responsabilité est limitée par les ressources disponibles des communes.
- Responsabilité des particuliers : Si les travaux de protection ne relèvent pas de la responsabilité de la commune ou si la commune ne dispose pas de ressources suffisantes, les propriétaires des terrains à protéger (particuliers, aménageurs, associations syndicales agréées) sont tenus de prendre en charge ces travaux.
- Pouvoir mairies : Les maires ont la responsabilité de prévenir et de faire cesser les accidents naturels en prenant des précautions appropriées et en fournissant les secours nécessaires. Cela inclut la protection contre les inondations, les éboulements, etc.
- Intervention de l’État : En cas de carence du maire ou lorsque plusieurs communes sont concernées, l’État peut intervenir pour prendre des mesures de police en vertu de l’article L.2215-1 du CGCT.
Prévention contre ces phénomènes de mouvement de terrain
Pour les mouvements de terrain présentant des enjeux significatifs, des études sont menées dans le but de prévoir l’évolution des phénomènes. Ces études peuvent impliquer des analyses géotechniques approfondies pour évaluer l’ampleur du phénomène. Ces études géotechniques approfondies permettent de mettre en place les instruments de surveillance adéquats utiles pour la détermination de seuils critiques permettant d’établir des repères au-delà desquels une alerte est déclenchée.
En prévoyant l’occurrence d’un mouvement de terrain, il devient possible de prendre des mesures préventives, telles que l’évacuation des habitations menacées ou la fermeture des voies de communication vulnérables. Cela contribue à réduire le risque de pertes humaines.
Conclusion
Bien que des études et des mesures de surveillance soient mises en œuvre pour anticiper les mouvements de terrain, la complexité des mécanismes en jeu et la variabilité des facteurs déclencheurs rendent la prévision précise un défi constant. Cependant, malgré cette difficulté, les efforts pour anticiper et surveiller restent essentiels pour minimiser les risques et protéger les populations et les infrastructures.
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Prévenir les mouvements de terrain grâce a une étude géotechnique adaptée
Les mouvements de terrain (tassements différentiels, glissements, retrait-gonflement des argiles) sont généralement anticipes des la phase de conception grâce a une étude géotechnique conforme a la norme NF P 94-500. Selon le contexte du projet, différentes missions peuvent etre mobilisées : étude de site (G1), étude géotechnique de conception (G2), suivi d’exécution (G3/G4) ou diagnostic géotechnique (G5) en cas de désordres constates.
Ces études s’appuient sur des sondages pressiometriques, penetrometriques ou carottes, complementes par des essais de laboratoire, afin de caractériser la nature du sol et d’adapter le type de fondation. Une bonne connaissance des risques locaux (cavités souterraines, zones argileuses, évènements CAT-NAT) permet de limiter significativement les désordres futurs.
Cartographier le risque de mouvements de terrain avant de construire
Le site public Géorisques recense les zones exposées aux mouvements de terrain en France ; associé à une étude géotechnique adaptée (missions G1 à G5), il permet de sécuriser un projet de construction dès sa conception.





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